Halloween : l’origine de la citrouille grimaçante

Halloween : sorcières, fantômes et… citrouille

Très populaire dans la culture anglo-saxonne, la fête d’Halloween s’installe depuis une bonne vingtaine d’années en France. Il faut dire qu’elle fait le bonheur des enfants… et a le mérite d’animer une période commercialement creuse.

Citrouilles sculptées et éclairées pour Halloween

  • La tradition d’Halloween consiste à effrayer les passants avec des lanternes grimaçantes faites de citrouilles creusées et sculptées.
  • Elle s’est enrichie de toute une cohorte de déguisements et maquillages inquiétants : squelettes, zombies, sorcières, fantômes, vampires…
  • Pour Halloween, toutes les raisons sont bonnes pour se faire peur et évoquer les morts, en cette veille de Toussaint (suivie d’ailleurs de la fête des Défunts, le 2).
  • Halloween, une fête celtique très ancienne

    Pour tordre le coup aux clichés véhiculés par cet événement, que certains jugent un peu trop américain et éloigné de notre culture, il faut rappeler qu’Halloween est une fête folklorique et païenne, née il y a 2000 ans dans les îles anglo-celtes (Irlande et Ecosse notamment).

    • A l’origine, elle avait pour nom Samain.
    • Célébrée vers le 31 octobre, elle durait plusieurs jours et marquait la fin de l’année.
    • Au VIIIe siècle, elle a été officiellement remplacée par la fête de la Toussaint, fixée par l’Eglise catholique romaine au 1er novembre, afin d’éclipser la fête païenne.
    • Le nom d’Halloween est d’ailleurs dérivé de l’anglais ancien « All Hallows Even », qui signifie « veillée de la Toussaint ».

    Légende de Jack O’Lantern : pourquoi une citrouille creusée ?

    Un vieux conte irlandais raconte qu’un certain Jack, ivrogne et fourbe, passa un pacte avec le Diable pour ne jamais aller en Enfer. A sa mort, un 31 octobre, ayant mené une mauvaise vie, il ne put accéder au Paradis, et les portes de l’Enfer lui demeurèrent également fermées à cause de la promesse faite par le Diable de ne jamais prendre son âme. Jack fut donc condamné à errer dans les ténèbres pour l’éternité, muni d’une braise donnée par le Diable, placée dans une lanterne de fortune faite d’un navet creusé (les courges sont originaires d’Amérique : pas de citrouille à cette époque en Irlande !). Chaque 31 octobre, durant des siècles, la tradition celte célébra ainsi la mémoire de Jack O’Lantern en plaçant une bougie dans un navet, un rutabaga, ou une betterave.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *